Krikilion Jean-Marie

"Le Vestiaire" Kerksken - Thieulain

Published in Presse
dimanche, 23 septembre 2018 20:31

Rudy Remy : « J’espère qu’Eddy Charloteaux sera rétabli samedi »

Après une attente insoupçonnée durant la matinée de la part de tous les amateurs de balle pelote, la FNJP décidait de maintenir la tenue de la manche retour de la finale de N1, laissant le soin aux arbitres de remettre éventuellement en fonction des conditions climatiques. Un cas de figure qui ne se présenta pas au duo Druart-Peeters puisque la lutte débuta sur quelques gouttes avant d’être bénie de dieux plutôt cléments… jusqu’au retour des vestiaires. Ensuite, on a eu l’impression que malgré les demandes répétées des dix joueurs, on aurait joué sous les trombes d’eau, les hommes en noir restant sans réaction face à leurs demandes. Pression en hauts lieux de jouer à tout prix du fait d’un calendrier serré en cette fin de saison ? « C’est tout à fait évident », rétorquait un Samuel Brassart plutôt remonté, comme tous ses coéquipiers. « C’est honteux de vivre ça en finale de championnat. Personne n’est gagnant, ni les joueurs ni les spectateurs, ni la Fédération. Calendrier serré à cause de la Supercoupe ? C’est quoi cette Supercoupe qui ne ressemble plus à rien depuis longtemps ? » « Nous avons demandé d’arrêter la lutte alors que nous étions revenus de 3-7 à 6-7 », précisait Benjamin Dochier. « Nous avions plutôt intérêt à ce que cela se poursuive, mais il ne faut pas exagérer : jouer dans ces conditions, c’est inhumain. »

En face, Rudy Remy ne buvait pas du petit lait mais la bière du « boss » de Thieulain aux côtés de Lucien Rawart avait une saveur toute particulière : « Je ne peux vous cacher que j’ai rêvé de ce scénario. Et je me suis dit qu’en voyant la non-sélection d’Eddy Charloteaux, on avait une chance supplémentaire. On ne remerciera pas la Fédération de nous avoir fait jouer dans ces conditions, mais actuellement, nous avons égalisé et gardé un espoir d’être champions samedi prochain. Bien sûr, j’entends d’ici les commentaires dire que nous avons profité des ennuis physiques de notre adversaire. Je leur dirai que cela fait partie du jeu et que tout le monde est pleinement conscient des règles de ces playoffs. Ceci dit, j’espère sincèrement qu’Eddy Charloteaux pourra profiter de cette semaine pour se retaper et nous affronter. »

Gagner à Kerksken n’est pas donné à tout le monde. Il faut remonter au 13 septembre 2015 pour trouver trace du dernier échec alostois dans ses installations, face à Baasrode lors de la manche retour (12-13) après avoir remporté 13-1 l’aller la veille. Le dernier adversaire qui a imposé ses vues à Kerksken est… Thieulain, victorieux 13-11 le 1er juin 2014, un mois après la victoire de Baasrode : 13-8. Le 20 septembre, Baasrode, qui avait fini la phase classique en tête, s’imposait 13-12 à Kerksken avant de confirmer le lendemain 13-7 au Molenberg pour y décrocher un second sacre consécutif.

En attendant, c’est Thieulain qui a gagné des points psychologiquement, mais Kerksken a démontré, tant samedi que dimanche, qu’il demeurait un club d’exception de par le fait qu’il ne renonce jamais même quand la situation lui est contraire. Le spectateur neutre, lui, ne va pas se plaindre de ce suspense…

 

Eric de Boer

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